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Les orthoptistes autorisés à prescrire des lunettes et lentilles

Jusqu’ici, seuls les ophtalmologues pouvaient prescrire des équipements optiques. Mais depuis le 26 avril dernier, date de publication d’un nouveau décret au Journal Officiel, les orthoptistes sont aussi habilités à le faire.

Un accès aux soins optiques facilité

 

Les orthoptistes peuvent prescrire ou renouveler certains dispositifs médicaux, comme les cannes blanches, les filtres d’occlusion partielle ou encore les aides visuelles optiques pour les patients de moins de 20 ans atteints d’amblyopie, explique l’Assurance Maladie. À cette liste, s’ajoutent donc désormais les lentilles et verres correcteurs.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les quelque 6 millions de patients rencontrant des difficultés d’accès aux soins visuels, rapporte Capital. Dans le même temps, cette nouvelle mesure va permettre de désengorger les cabinets d’ophtalmologie, et de fait, de réduire les délais d’attente.

 

Des prescriptions soumises à conditions

 

L’orthoptiste a suivi des études médicales différentes de celles d’un ophtalmologue. Aussi, cette nouvelle habilitation reste strictement encadrée. Elle se limite tout d’abord aux patients âgés de 16 à 42 ans. Ensuite, si le patient est déjà porteur d’un dispositif de correction visuelle, son dernier bilan ophtalmologique doit dater :

- De moins de 5 ans s’il est équipé de lunettes ;

- De moins de 3 ans s’il est équipé de lentilles de contact.

 En l’absence de dispositif de correction, le patient peut en revanche consulter directement un orthoptiste pour un bilan visuel.

Dans tous les cas, l’orthoptiste doit rediriger le patient vers un ophtalmologue :

 

- S’il constate une baisse profonde et brutale de l’acuité visuelle ;

- Si la correction optique nécessaire est supérieure ou égale à une dioptrie pour l’astigmatisme, et à trois dioptries pour la myopie et l’hypermétropie.

 

Les contre-indications restent à préciser

 

Ce n’est pas tout. Le décret stipule également que l’orthoptiste est tenu de renvoyer les patients présentant l’une des contre-indications définies par arrêté. Problème : cet arrêté n’a pas encore été publié au Journal officiel. Selon la Direction générale de l’offre des soins (DGOS), ce sera chose faite prochainement. En attendant, les nouvelles compétences des orthoptistes ne sont pas pleinement opposables, estime Thierry Bour, le président du Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF).

 

En 2011, la Haute autorité de santé (HAS) avait établi une liste de contre-indications adressée aux opticiens-lunetiers dans le cadre d’un renouvellement de prescription visuelle. Parmi ces contre-indications, le glaucome, la DMLA[MOU2]  ou encore la cataracte[MOU3] . Dans l’intervalle, les orthoptistes peuvent s’appuyer sur cette première liste, la nouvelle attendue viendra la compléter.

 

Dépistage visuel chez les enfants

 

Ce décret autorise également les orthoptistes à dépister, toujours sans ordonnance médicale préalable :

- L’amblyopie chez les enfants de 9 à 15 mois ;

- Les troubles de la réfraction chez les enfants de 30 mois à 5 ans.

Mais encore une fois, l’orthoptiste devra rediriger l’enfant vers un ophtalmologue s’il décèle des signes anormaux lors de l’examen clinique.

 [MOU1]Renvoyer vers https://www.direct-assurance.fr/assurance-sante/orthoptiste

 [MOU2]Renvoyer vers #345 4 choses à savoir sur la DMLA

 [MOU3]Renvoyer vers https://www.direct-assurance.fr/assurance-sante/cataracte-combien-de-francais

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